Patrick Sainte Claire Deville
Aujourd’hui âgé de 65 ans, Patrick Sainte Claire Deville a effectué un parcours professionnel qui l’a amené, après l’obtention du diplôme de l’Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs, à travailler d’abord dans l’illustration pour l’édition et la publicité, puis à l’art mural.
Depuis 20 ans, il s’est installé en Languedoc, où il consacre son activité exclusivement à la peinture et au dessin, œuvres qu’il présente régulièrement dans les espaces publics, les galeries régionales et à la galerie Prodromus à Paris..
L’environnement dans lequel il vit désormais a eu une influence très prégnante sur son travail et trouve une résonance évidente pour qui en connaît les subtilités, dans l’œuvre récente présentée à partir du 1er Août 2008 à la galerie 1816.
Du côté des basses terres
Fragile espace entre mer et garrigue, la petite Camargue est aux antipodes des clichés communément attribués aux rivages de la Méditerranée. Dans ces zones humides de marais, étangs et lagunes, où mer, sel, vent, pluie et chaleur se disputent tour à tour âprement l’espace, celui qui sait attendre, écouter, voir, suivre des chemins réservés aux seuls curieux attentifs, se familiarise de plus en plus intimement avec ces étendues d’eau immenses où courent la brise et ses rumeurs, et cohabitent faune aquatique silencieuse, flore gorgée d’eau salée, animaux libres, taureaux noirs et chevaux blancs.

Patrick Sainte Claire Deville
9 bis , rue Gélibert – 34 130 LANSARGUES
04 99 63 09 39 / 06 50 34 81 89
pscdeville@wanadoo.fr



C’est à une interprétation très personnelle de cette nature que Patrick Sainte Claire Deville se livre sur des toiles à l’huile et des gouaches prioritairement, mais sans délaisser pour autant la pureté symbolique du trait sur des dessins à l’encre de chine.
Omniprésente en petite Camargue, l’eau révèle au fil des jours et des angles de vue toute une palette de gris colorés, qui a servi de toile de fond aux huiles de l’artiste. S’y superposent en touches précises qui ne doivent rien au hasard des traces de couleur, parfois criantes, le plus souvent en camaïeu, tâches, points, lignes, suggérant plus que décrivant, créant un univers symbolique de l’esprit des lieux.
Rien n’est gratuit, tout est construit, mais sans jamais céder à la compromission qui rendrait l’œuvre séductrice.
L’exposition « du côté des basses terres » révélera ses mystères à qui saura se laisser aller à rêver sans se raccrocher à des références rassurantes. Son originalité est à ce prix.